héliciculteur - élevage des escargots
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Fiche métier héliciculteur

Le métier d’héliciculteur est associé aux métiers du domaine agricole puisqu’il gère un cycle biologique d’un animal, en l’occurrence, l’escargot. Ensuite, il transforme puis commercialise les produits issus de cet agriculture auprès d’un public varié. La gestion d’une exploitation agricole spécialisée dans l’hélicicole est complexe et la production de colimaçons nécessite de vraies connaissances et une rigueur tout au long de l’année. Découvrez comment devenir héliciculteur, les formations et les prétentions salariales de ce métier.

Le métier

Au quotidien, l’héliciculteur travaille de nombreuses heures pour pouvoir gérer son exploitation. Il doit maitriser les paramètres d’hygrométrie, de température et surveiller les cycles de nutrition des escargots. En plus de cela, l’éleveur d’escargots accompli toutes les taches nécessaires au bon fonctionnement de son élevage. 

Missions principales

  • Sélection des escargots reproducteurs
  • Ramasser et converser les œufs issus de la reproduction
  • Préparation des parcs de culture (parc d’engraissement)
  • Préparation de la nourriture et alimentation des escargots
  • Collecte et transformation pour obtenir du produit final 

Selon la typologie, il est possible de réaliser un élevage hors sol ou non avec des parcs en extérieur. Afin de maximiser la rentabilité de toutes ces tâches, l’élevage en intérieur d’octobre à mars et en extérieur le reste de l’année est fortement pratiqué.

Qualités indispensables

Pour ce type d’élevage, il est important de s’informer et de se former avant de lancer son activité. En effet, 90% des éleveurs de gastéropodes doivent abandonner leur exploitation par manque de connaissances sur le sujet après de nombreuses pertes. 

Afin de pérenniser et de rentabiliser les investissements, l’éleveur doit avoir des bases solides dans l’agriculture et la gestion agricole. Ces qualités principales sont l’organisation et l’autonomie car ces deux éléments sont clés dans la réussite du projet.  

Au-delà de ces deux aspects, la patience est clé puisque les résultats ne sont visibles qu’après de nombreuses heures de travail. 

La formation

Ces métiers agricoles sont pratiqués par passion ou de génération en génération. A l’instar d’autres métiers amenant à une profession dans l’agriculture, des études comme le « brevet professionnel agricole » ou encore le Bac Bro « Conduite et gestion d’une exploitation agricole » sont fortement conseillées. Avant de se lancer, il est possible de suivre deux formations :

  • Une formation initiale :  il s’agit de la formation la plus courte puisqu’elle dure une semaine. C’est la formation qui permet de s’initier au métier mais n’est pas certifiante.
  • Le Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA) : celle-ci est diplômante et réalisée en 18 semaines et permet d’évoquer des notions comme la biologie, les techniques d’élevages, la gestion d’un atelier hélicicole. Elle est dispensée par des professionnelles et permet de s’entrainer de manière pédagogique avec l’élevage expérimentale du CFPPA.

A l’issu de la formation, les personnes souhaitant se lancer dans ce marché auront tout à fait raison. Avant tout chose, il faut réaliser un travail d’analyse : analyse du secteur ou l’analyse de l’environnement. A l’issue de ces derniers, fort est de constater que la consommation d’escargot en France est croissante et c’est une évidence qu’elle le restera dans les prochaines années.

Le salaire

Cette profession encore peu connue du grand public peut être rémunératrice mais la complexité de l’élevage ne permet pas de pouvoir se verser tout le temps un salaire. Selon la taille de l’exploitation, le revenu peut varier entre 1000€ et 2600€. 

La rémunération va également varier selon la transformation finale du produit : vendu sous sa forme la plus classique ou transformer pour utiliser la bave.

La perspective d’évolution

Les professionnels de l’héliciculture ne sont que très peu nombreux sur le territoire. On décompte moins de 500 producteurs en France. En ce sens, l’évolution n’est pas forcément sur le poste mais plus sur les techniques, les infrastructures et l’intensification de la production afin de pouvoir répondre à la demande croissance en France.