Le contrôle d'engins de chantier
Professionnelles

Se former pour devenir contrôleur VGP

Vous aimez le secteur technique et vous vous préoccupez de la sécurité des personnes et du matériel. Le métier de contrôleur en VGP (Vérification générale Périodique) peut vous intéresser. Il s’agit de procéder aux contrôles techniques et vérifier le bon fonctionnement d’engins, d’équipements ou d’installations dans le but de prévenir des accidents aux conséquences parfois très graves.

Qu’est-ce qu’un VGP ?

Le contrôleur ou vérificateur assure les vérifications périodiques prévues par la législation pour toutes sortes de matériels ou installations. Il peut s’agir d’engins de levage (chariots ou hayons élévateurs, grues ou camions-grues, racks…) ou de chantiers (bulldozers, pelles, camions bennes).

Au niveau des installations, le VGP doit vérifier la conformité et la sécurité des installations électriques, de gaz ou de lutte anti-incendie. Il est responsable de la vérification des EPI (équipements de protection individuelle).

La fonction principale est de contrôler l’état général, le niveau d’usure, les déformations, les indications d’un mauvais ou d’un non-entretien, d’une utilisation excessive ou non réglementaire des engins examinés.

Selon les articles 4321-1 et 4323-4 du code général du travail, les entreprises se doivent d’appliquer les consignes légales :

Citons « Les équipements de travail et moyens de protection mis en service dans les établissements accueillant des travailleurs sont équipés, installés, utilisés, réglés et maintenus pour préserver la santé et la sécurité des travailleurs. Ceci y compris en cas de modifications de ces équipements de travail et moyens de protection »

Dans des secteurs comme le BTP, l’industrie, l’agriculture, une vérification approfondie des machines, engins de chantiers ou de levage soumis à une utilisation intensive est essentielle. Ces mesures servent à protéger d’accidents graves ou de dégâts matériels, les utilisateurs et les personnes dans le voisinage.

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Peut-on être contrôleur VGP indépendant ?

Pour devenir VGP, il faut avoir un certain niveau d’études (BEPC, CAP, BAC Pro, BP ou BAC +2) et suivre une formation dans un centre spécialisé de formation en sécurité et contrôle du travail. Il en existe dans différentes villes de France comme Paris, Lyon, Rennes… et même en visioconférence. La durée est variable mais elle peut se faire pour certaines en une semaine.

La réussite donne droit à un certificat d’aptitude. Il faut ensuite être habilité à exercer. Le contrôleur VGP peut appartenir à l’entreprise contrôlée, mais il doit être répertorié sur la liste officielle de l’inspection du travail selon la localisation.

Qu’il fasse appel à un organisme professionnel agréé ou à un contrôleur indépendant reconnu ou à son vérificateur dans l’entreprise, le chef d’entreprise est tenu de vérifier les compétences mises à jour et l’habilitation valable du VGP.

Il sera tenu responsable en cas d’accident pour une VGP non effectuée ou ne respectant pas les conditions légales. L’amende peut aller jusqu’à 3750 € par salarié de l’entreprise. En cas d’accident corporel, il encourt une peine jusqu’à 5 ans de prison et une amende pouvant s’élever à 75000 €.

L’assureur peut invoquer le refus d’indemnisations aux victimes et le chef d’entreprise serait tenu de payer les dégâts provoqués par sa négligence.

Un contrôleur certifié et habilité peut travailler comme indépendant et créer sa propre entité de contrôle VGP.

Pour les engins sans dispositif de levage, la VGP doit être effectuée annuellement.

Pour tout système de levage (hayon élévateur des camions, chariot élévateur, grue, camion-grue, nacelle, tractopelle, godet sur tracteur…), la VGP doit se faire tous les 6 mois.

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Le coût d’une VGP est, bien entendu, très variable selon le type de matériel contrôlé.

Il comprend 3 parties importantes :

  • le coût lié à l’agent vérificateur
  • les frais de la logistique
  • le matériel et les équipements nécessaires à la vérification.

L’examen proprement dit comprend une inspection visuelle, un essai statique des différents dispositifs, des tests dynamiques selon les consignes d’utilisation du fabricant et des essais en C.M.U. (charge maximale d’utilisation).

Cela peut faire monter considérablement le prix de la prestation pour une grue de chantier ou une grue prévue pour soulever 100 ou 200 tonnes à 15 m.

Ce métier de contrôleur VGP exige beaucoup de rigueur et la passion du travail bien fait. Il faut assumer le sens des responsabilités dans l’optique principale de protéger les personnes et d’éviter des dégâts matériels coûteux.